Milieu associatif : Amnesty International

Un article du dossier "Contrôle social"
màj : 12 oct. 2017
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Déclarations tendancieuses

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Le 5 avril 2017 la représentante US au Conseil de sécurité des Nations unies a accusé le "régime syrien" d'avoir attaqué des populations civiles au moyen d'armes chimiques.

Comme le "hasard" fait bien les choses, le même jour Amnesty International publiait un document intitulé "Syrie : une attaque chimique, et après ? Quand cessera l’impunité ?". Dans ce document AI déclare : « Bien que les autorités russes et syriennes affirment qu’elles n’en sont pas les responsables, une enquête doit être menée pour identifier les auteurs présumés et les traduire en justice.» [source].

AI reconnaît donc implicitement qu'il ne faut pas présumer du coupable ... mais tout en mentionnant de présumés coupables ! Or l'usurpation d'identité pour salir une personne ou un groupe cela existe [exemple?]. Idem pour les "faits" déformés voire fabriqués. En particulier lorsque des intérêts géopolitiques sont en jeu, il importe de faire preuve de prudence et circonspection avant de participer au lynchage médiatique.

Ainsi il apparaît qu'il y a eu en réalité explosion d'un dépôt d'armes chimiques détenues par les ... terroristes islamistes [source].

Droit international

Ainsi "légitimée" par le rapport tendancieux d'AI, l'armée US a attaqué une base militaire syrienne au moyen d'une soixantaine de missiles, dès le lendemain de la publication du rapport de l'ONG londonienne, et sans l'accord du Conseil de sécurité de l'ONU. Il s'agit là d'une gravissime violation du droit international, qui non seulement aide les terroristes islamistes en Syrie, mais ouvre également la porte à tous les abus et fabrications médiatiques.

Rappelons d'autre part que, selon un rapport interne de l'OTAN datant de 2013, 70% des Syriens soutiennent Assad, 20% se disent neutres, et seulement 10% soutiennent les "rebelles" et leurs alliés atlantistes [worldtribune.com].

USA, État voyou (1m43s - 2017)

Financement et management d'AI

Sections nationales d'Amnesty International

Financement. Les rapports financiers (bilan et comptes de résultat) publiés par AI sur son site web sont extrêmement sommaires et invérifiables. Aucune analyse détaillée des comptes n'est publiée, et encore moins certifiée de façon crédible.

Nous avons analysé les données disponibles concernant les 22 sections nationales d'AI (chargées de la collecte des fonds) en les croisant avec d'autres sources. Comme le montre le tableau ci-contre, il apparaît que, à l'exception d'Hong-Kong (ancienne colonie britannique rétrocédée à la Chine en 1999), toutes les autres sections nationales d'AI, sont de pays membres de l'OTAN (14) ou alliés de l'OTAN (7) [source].

Management. L'analyse du profil professionnel (et, partant, sociologique) de neuf des dix membres du Bureau exécutif international d'AI est également instructive :

  1. Nicole Bieske, présidente, a travaillé comme juriste d'entreprise ;
  2. Jacco Smit est conseiller auprès d’entreprises du secteur maritime et de l’industrie de la logistique ;
  3. Vincent Adzahlie-Mensah effectue des travaux de recherche pour des organisations internationales, dont l’Economist Intelligence Unit (Royaume-Uni) et USAID (USA) ;
  4. Andre Banks est un consultant basé à New York et conseille des chefs d’entreprise et des équipes de direction afin de les aider à accroître leur influence, leur audience et leur impact social ;
  5. Sarah Beamish travaille au bureau d'avocats Klippensteins, spécialisé dans le conseil stratégique ;
  6. Carolyn Hardy travaille pour les Nations unies ;
  7. Shahram Hashemi, diplômé de l'Université de Columbia à New York, est producteur et documentariste pour de grands médias internationaux ;
  8. Mwikali Muthiani est membre de la Society of Human Resources Management, aux États-Unis (SHRM) ;
  9. Guadalupe Rivas a travaillé dans le secteur privé principalement dans le domaine de l’utilisation de la technologie et des systèmes de communication [source].

Ces membres du Bureau exécutif sont élus par le Conseil international. Mais qui sont les membres du CI ? Mystère, aucune information n'étant publiée à ce sujet sur le site web d'Amnesty. J'ai donc posé à internationalboard@amnesty.org la question suivante, restée sans réponse ... :

Hello,

On your web site is mentionned that members of the International Board are elected by the biennial International Council Meeting (ICM).

Who are the members of the ICM ?

Regards

Conclusion

Les faits évoqués dans les sections 1 et 2 n'ont finalement rien d'étonnant au regard de ceux évoqués en section 3. Amnesty International fonctionne bien "de facto" comme agence de propagande négative visant à "justifier" les agressions atlantistes. La réelle motivation de ces campagnes dévastatrices contre des États souverains (Syrie, Libye, ...) relève d'intérêts géostratégiques masqués sous le fard du "droit d'ingérence humanitaire". Il est à craindre que sans le soutient de la communauté internationale contre les velléités atlantistes la population syrienne va subir le même sort que la population libyenne.

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