Présentation

email Facebook Twitter
Màj : 3 avril 2019
vote-internet.jpg

La société humaine devient de plus en plus complexe et changeante. Le système représentatif, conçu au 18° siècle, n'est plus adapté à ce nouvel environnement. Cela concerne non seulement l'État mais aussi les organisations privées (entreprises, syndicats, ONG, , ...). D'autre part ces organisation, publiques comme privées, étant de plus en plus impliquées à l'international, ont besoin d'institutions internationales adaptées. Enfin, "last but not least", les populations – de mieux en mieux formées et informées – souhaitent la désintermédiation de la gouvernance, que ce soit en tant que citoyens contribuables ou producteurs salariés/"indépendants". Les technologies du web rendent possibles ces évolutions.

À partir d'une définition concrète et pragmatique de la démocratie directe la présente publication élabore une stratégie et une méthodologie pour concevoir et implémenter collectivement un système gouvernemental de démocratie directe, applicable à tous les types de pouvoir (législatif, exécutif, judiciaire) et à toutes les échelles (locale, nationale, internationale).

Principes de base. Ce système gouvernemental repose sur deux autres principes de base. D'une part la primauté du référendum – décisif et d'initiative populaire – sur le principe représentatif de délégation. D'autre part la délégation de certains pouvoirs exécutifs, législatifs ou judiciaires (i) à des délégués non reconductibles, choisis par tirage au sort dans un pool de candidats répondant à des critères de compétence ; (ii) à des systèmes (open source) d'intelligence artificielle dans le cadre de contrats intelligents. Approfondir : Définition.

Méthodologie. La méthodologie proposée pour concevoir et implémenter collectivement ce système gouvernemental de DD repose sur le phénomène d'intelligence collective, et met en place les conditions nécessaires (i) à la collaboration auto-gérée d'un millier de groupes R&D et (ii) à l'intégration spontanée de leur travail en conformité avec l'objectif du projet. Approfondir : Méthodologie.

Institutions. Ce n'est qu'une fois développé ce système de gestion collective qu'il sera alors possible de faire fonctionner efficacement les deux piliers institutionnels d'une véritable démocratie directe, à savoir (i) au niveau local les coopératives publiques ; (ii) au niveau global une Confédération mondiale des États-nations.

Transformation du travail. En vertu du principe "qui peut le plus peut le moins", le système de démocratie directe proposé pourra être également appliqué dans des coopératives publiques ainsi que les associations (syndicats, ONG, ...). Le présent projet participe également à l'évolution vers une société où les citoyens peuvent consacrer moins de temps au travail économique et plus de temps au travail politique (gestion collective). Cette évolution est liée à celle des modes de production (robotisation) et de la sécurité sociale (allocation universelle).

Technologies ? Une particularité importante de la méthodologie proposée est de mettre en concurrence deux implémentations du système de DD : l'une sans vote électronique ni intelligence artificielle (implémentation "blanche") [1], et l'autre avec vote par Internet et IA (implémentation "noire") [2]. L'intérêt d'envisager les deux types d'implémentation est de prendre en compte le risque technologique ainsi que les abus du technologisme, tout en ne fermant pas la porte aux potentialités du progrès scientifique. Pour approfondir votre maîtrise de l'implémentation noire voir le dossier "Cyberdémocratie".

Régions & langue. Dans la mesure où il s'agit de faire table rase et d'inventer un nouveau système politique, les personnes s'impliquant dans la R&D de democratiedirecte.net ne doivent pas nécessairement être du même pays (au contraire la diversité des expériences est une source d'informations très utiles). Il est cependant plus efficace de travailler dans la même langue maternelle. En ce qui nous concerne il s'agit du français. Nous prévoyons ainsi que la France (67 Mio), le Québec (8,5 Mio), la Wallonie (3,5 Mio), la Romandie (2 Mio), et les nombreuses régions d'Afrique francophone (116 Mio), soit au total près de deux cents millions de personnes, vont grandement intensifier leurs liens économiques, culturels et politiques au cours des prochaines décennies [approfondir : fr.wikipedia.org/wiki/Francophonie].

Ce projet de grande ampleur, qui selon nos estimations pourrait être réalisé en cinq à dix ans, s'adresse aussi bien à des individus qu'à des organisations publiques ou privées :


Pour celles et ceux qui préfèrent l'action politique voir tutmondigo.net.

Mises à jour. La présente publication n'est pas un blog mais un "livre digital" composé de chapitres (nous les appelons plutôt "articles") représentant au total plusieurs centaines de pages A4. Le nombre d'articles varie peu mais par contre leur taille et surtout qualité (fond et forme) augmentent constamment, en raison de mises à jour journalières, nourries par la lecture régulière d'articles scientifiques. Ce processus sans fin se traduit par une amélioration constante du classement des articles dans les moteurs de recherche, dont les algorithmes d'intelligence artificielle sont en mesure d'évaluer de plus en plus efficacement la qualité du contenu.

Conseils de lecture. Pour être bien compris un article doit être lu deux fois. Afin de ne pas perdre le fil il est recommandé de ne pas consulter les (nombreux) liens lors de la première lecture (PS : en plaçant sans cliquer le pointeur au dessus du lien vous faite apparaître, généralement en bas à gauche du navigateur, l'adresse du document : "source/sujet").

Pour vous tenir informé, abonnez-vous à notre infolettre.

[1] Par exemple chaque quartier/village pourrait disposer d'un bureau de votation permanent, ce qui permettrait de procéder en permanence à des référendums. On notera une grande similitude de fonctionnement entre bureaux de poste et bureaux de votation : dans les deux cas il s'agit de collecter des données (lettres - votes), puis de les concentrer pour les traiter (dispatching - calcul), et enfin de les redistribuer (individuellement - publication). Enfin le réseau postal est déjà utilisé pour le vote par correspondance.

[2] Depuis 2005 les Estoniens ont la possibilité de voter via Internet, en s'identifiant au moyen de leur carte d'identité électronique. Le taux de vote via Internet est passé de 9% en 2005 à 32% en 2017 [source].