Présentation

email Facebook Twitter
Màj : 16 juil. 2019 – # pages A4 : 3
vote-internet.jpg

Évolution. La société humaine évolue de plus en plus vite, et devient de plus en plus complexe. Le système représentatif, conçu au 18° siècle, n'est plus adapté à ce nouvel environnement où l'état des technologies n'est plus constant à l'échelle de temps d'une vie humaine, ni assimilable individuellement dans sa globalité. Le mode de gouvernance des États – mais aussi des organisations privées (entreprises, syndicats, ONG, , ...) – doit par conséquent se transformer pour s'adapter à ces nouvelles conditions.

D'autre part les organisations, publiques comme privées, étant de plus en plus impliquées à l'international, ont besoin d'institutions internationales adaptées. Enfin, "last but not least", les populations – de mieux en mieux formées et informées – souhaitent la désintermédiation de la gouvernance, que ce soit en tant que citoyens contribuables ou producteurs salariés. Les technologies du web rendent possibles ces évolutions.

À partir d'une définition concrète et pragmatique des trois principes de base d'un système gouvernemental de démocratie directe la présente publication élabore une stratégie et une méthodologie pour concevoir et implémenter collectivement ce système gouvernemental, applicable à tous les types de pouvoir (législatif, exécutif, judiciaire) et à toutes les échelles (locale, nationale, internationale).

Méthodologie. La méthodologie proposée pour concevoir et implémenter collectivement ce système gouvernemental de DD repose sur le phénomène d'intelligence collective, et met en place les conditions nécessaires (i) à la collaboration auto-gérée d'un millier de groupes R&D et (ii) à l'intégration spontanée de leur travail en conformité avec l'objectif du projet. Une plateforme collaborative – webdd.org – est mise à la disposition des groupes de R&D pour réaliser ce travail de conception et d'implémentation du système. Approfondir : Méthodologie.

Institutions. Ce n'est qu'une fois développé ce système de gestion collective – et ayant ainsi posé les fondements d'une culture (praxis) de la démocratie directe – qu'il sera alors possible de faire fonctionner efficacement les deux piliers institutionnels d'une véritable démocratie directe, à savoir (i) au niveau local les coopératives publiques, via lesquelles est opéré le contrôle démocratique des principaux moyens de production (c-à-d les grandes entreprises, soit moins de 0,1% des entreprises) ; (ii) au niveau global une Confédération mondiale des États-nations, notamment chargée de coordonner le développement économique international.

Transformation du travail. En vertu du principe "qui peut le plus peut le moins", le système de démocratie directe proposé pourra être également appliqué non seulement dans des coopératives publiques mais également dans toutes les organisations associatives (syndicats, ONG, ...). D'autre part le présent projet participe à l'évolution vers une société où les citoyens peuvent consacrer moins de temps au travail économique et plus de temps au travail politique (gestion collective). Cette évolution est liée à celle des modes de production (robotisation) et de la sécurité sociale (allocation universelle).

Technologies ? Une particularité importante de la méthodologie proposée est de mettre en concurrence deux implémentations du système de DD : l'une sans vote électronique ni intelligence artificielle (implémentation "blanche") [1], et l'autre avec vote par Internet et IA (implémentation "noire") [2]. L'intérêt d'envisager les deux types d'implémentation est de prendre en compte le risque technologique ainsi que les abus du technologisme, tout en ne fermant pas la porte aux potentialités du progrès scientifique. Pour approfondir votre maîtrise de l'implémentation noire voir le dossier "Cyberdémocratie".

Transnational et francophone. Dans la mesure où il s'agit de faire table rase et d'inventer un nouveau système politique, les personnes s'impliquant dans la R&D de democratiedirecte.net ne doivent pas nécessairement être du même pays (au contraire la diversité des expériences est une source d'informations très utiles). Il est cependant plus efficace de travailler dans la même langue maternelle. En ce qui nous concerne il s'agit du français. À cet égard nous anticipons que la France (67 Mio), le Québec (8,5 Mio), la Wallonie (3,5 Mio), la Romandie (2 Mio), et les nombreuses régions d'Afrique francophone (116 Mio), soit au total près de deux cents millions de personnes, vont grandement intensifier leurs liens économiques, culturels et politiques au cours des prochaines décennies ... [approfondir : fr.wikipedia.org/wiki/Francophonie].

Ampleur. Ce projet de grande ampleur, qui selon nos estimations pourrait être réalisé en cinq à dix ans, s'adresse aussi bien à des individus qu'à des organisations publiques ou privées :


Pour celles et ceux qui préfèrent l'action politique voir konfederacio.org.

Mises à jour. La présente publication n'est pas un blog mais un "livre digital" composé de chapitres (nous les appelons plutôt "articles") représentant au total 259 pages A4. Le nombre d'articles varie peu mais par contre leur taille et surtout qualité (fond et forme) augmentent constamment, en raison de mises à jour journalières, nourries par la lecture régulière d'articles scientifiques. Ce processus sans fin – que nous appelons "publication en édition continue" (PEC) – se traduit par une amélioration constante du classement des articles dans les moteurs de recherche.

Conseils de lecture. Certains article de la présente publication peuvent paraître complexes. Cela ne doit pas décourager le lecteur motivé : tous les articles sont compréhensibles par quiconque ayant terminé ses études secondaires (et pour les matières les plus complexes des rappels théoriques sont mentionnés). Pour être bien compris ces articles doivent être lus deux fois. Enfin certaines personnes mettront trois minutes pour lire une page tandis que d'autres auront besoin de dix fois plus de temps. Ce n'est pas nécessairement une question d'intelligence : certaines personnes lisent lentement car elles ont une forte propension à réfléchir à chaque phrase, pour faire des liens avec d'autres passages, analyser de façon critique, etc ("slower is deeper").

Afin de ne pas perdre le fil il est recommandé de ne pas consulter les (nombreux) liens lors de la première lecture (PS : en plaçant sans cliquer le pointeur au dessus du lien vous faite apparaître, généralement en bas à gauche du navigateur, l'adresse du document : "source/sujet").



Pour vous tenir informé, abonnez-vous à notre infolettre.

[1] Par exemple chaque quartier/village pourrait disposer d'un bureau de votation permanent, ce qui permettrait de procéder en permanence à des référendums. On notera une grande similitude de fonctionnement entre bureaux de poste et bureaux de votation : dans les deux cas il s'agit de collecter des données (lettres - votes), puis de les concentrer pour les traiter (dispatching - calcul), et enfin de les redistribuer (individuellement - publication). Enfin le réseau postal est déjà utilisé pour le vote par correspondance.

[2] Depuis 2005 les Estoniens ont la possibilité de voter via Internet, en s'identifiant au moyen de leur carte d'identité électronique. Le taux de vote via Internet est passé de 9% en 2005 à 32% en 2017 [source].