Stratégie

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Màj : 9 déc. 2018

Principes stratégiques

Stratégie

La réalisation de la démocratie directe (DD) implique deux groupes : la classe dirigeante vs le reste de la population. Il s'agit de renverser le rapport de force actuellement en faveur de la classe dirigeante. Cette prise du pouvoir requiert l'application méthodique d'une stratégie mûrement réfléchie.

Une stratégie consiste en un plan d'actions prenant en compte les éléments favorables et défavorables du contexte (social, politique, économique, technologique, ...) dans lequel se situe la réalisation du projet. Il s'agit notamment (i) d'évaluer correctement les forces et faiblesses des parties en présence, et (ii) d'anticiper leurs réactions stratégiques.

En l'occurrence il s'agit de comprendre le rôle déterminant joué par le contrôle démocratique des principaux moyens de productions (les grandes sociétés, à commencer par les banques, les chaînes de télévision et la presse, le secteur énergétique, les télécommunications et les transports), contrôle sans lequel il n'est pas possible de faire fonctionner démocratiquement le système économique et politique.

Il importe en outre de ne pas "mettre la charrue avant les boeufs". Ainsi notre stratégie devrait comporter deux étapes successives :

  1. Construire un système de gestion collective concevoir les procédures, et implémenter les infrastructures (par exemple l'utilisation de la carte d'identité électronique pour le vote par Internet) du système de DD dont les principes de bases sont définis dans l'article Définition ;

    Cette première étape est développée dans l'article "Méthodologie" et le dossier "Cyberdémocratie".

  2. Prendre le contrôle des principaux moyens de production les salariés des grandes sociétés nationalisent leurs entreprises en se constituant en coopératives publiques.
Chronologie

L'émergence d'un mouvement populaire massif en faveur de la nationalisation – intégrale et définitive – de tout ou partie des grandes sociétés (soit moins de 1% des entreprises), et de leur gestion sous statut de coopératives publiques dans un système politique de démocratie directe, requiert la disponibilité préalable d'un système de gestion collective opérationnel et performant. En effet la nationalisation des grandes sociétés en coopératives publiques ne fait sens que si l'on dispose des moyens pour les gérer efficacement de façon collective. Il faut donc nécessairement procéder selon la chronologie ci-dessus.

Il y aura cependant une période de transition, durant laquelle il faudra faire preuve de souplesse, car nous sommes ici confrontés au dilemme de la poule et de l'œuf : un système démocratique doit être conçu démocratiquement, ce qui requiert un système démocratique ! Pour ce faire notre méthodologie exploite le phénomène de boucles de rétroaction.

La section suivante développe la seconde des deux phases de notre chronologie.

Contrôle des moyens de production

Le contrôle démocratique des principaux moyens de production requiert la présence d'entreprises publiques (concurrentes) dans chaque secteur économique, et si nécessaire de faire du statut de grande entreprise (soit moins de 1% des entreprises) un monopole public. En outre ces entreprises devraient être gérées sous statut de coopératives publiques.

Cette prise de contrôle peut être réalisée par deux voies complémentaires : politique et révolutionnaire.

Voie politique

Connaissez-vous un seul parti politique (i) qui applique la démocratie directe (telle que définie dans l'article "Définition") comme mode de fonctionnement interne, et (ii) dont le programme contient la présence d'entreprises publiques (concurrentes) dans chaque secteur économique ?

Si vous désirez construire un tel parti, nous avons conçu pour vous un canevas : tutmondigo.net ("mondialisation" en espéranto), est un concept de parti politique multinational, fonctionnant en coopérative de coopératives, et dont le programme ne comprend que deux points, mais fondamentaux : la démocratie directe (partage du pouvoir politique) et l'allocation universelle (partage du pouvoir financier). Ces deux partages sont évidemment intriqués avec le contrôle démocratique des principaux moyens de production.

La cause des causes. Par "fondamentaux" nous entendons le fait que le partage des pouvoirs politique et financier est une condition préalable au traitement efficace de problématiques induites : chômage, dette publique, environnement, flux migratoires, droits des minorités, droits des femmes, etc.

Cependant il ne faut pas se faire d'illusion : la probabilité que la voie politique suffise à elle seule est faible. Il convient donc de la compléter par une approche disruptive.

Voie révolutionnaire

Légitimité

Pour être moralement justifiée la révolution DD (démocratie directe) requiert le soutien d'une majorité de la population. Le nœud de la problématique étant ici de pouvoir certifier qu'il y a bien majorité, ce qui confirme la pertinence de la chronologie évoquée au début de cet article.

D'autre part, pour être viable la révolution DD requiert la participation d'un nombre suffisant de militaires et policiers. Cette participation peut se limiter au refus de s'opposer à la révolution (désobéissance civile - exemple1, exemple2, exemple3).

Initiative

L'armée pourrait cependant adopter une démarche proactive en prenant le pouvoir et en contraignant le gouvernement et le parlement à ne traiter que les affaires courantes pendant une période de trois à cinq ans [1]. Pendant cette période le pouvoir militaire encourage et aide la population à concevoir et implémenter le système de démocratie directe défini dans notre article "Définition", en appliquant la méthodologie développée dans notre article "Méthodologie".

On peut certes craindre que la dictature militaire, plutôt que de se considérer comme transitoire, décide de conserver le pouvoir. Cependant il faut prendre en compte l'évolution des mentalités. Le 21° siècle n'a plus grand chose à voir avec les précédents car un saut évolutionniste sociologique est en train de se réaliser. Internet et en particulier les réseaux sociaux rendent aujourd'hui réaliste une coopération spontanée entre citoyens militaires et civils.

Contrairement à l'initiative militaire qui peut être le fait d'un groupe d'officiers, l'initiative civile relève d'un processus viral qui pour être efficace doit atteindre une masse critique de participants. Or cette dynamique serait évidemment facilitée dans le cas d'une initiative militaire telle que décrite ci-dessus.

Mais il est également possible que ce soit le phénomène inverse qui se produise. En effet nous allons peut-être découvrir qu'Internet et ses réseaux sociaux permettent d'atteindre cette masse critique beaucoup, beaucoup plus rapidement que ce que nous imaginions. Dans ce cas un tsunami populaire pourrait très probablement entraîner une majorité des militaires et policiers dans son sillage ...

Dans un cas comme dans l'autre les employés des services publics, entreprises publiques ainsi que des grandes entreprises privées stratégiques (banques, chaînes de télévision et presse, secteur énergétique, télécommunications & transports, ...) pourraient alors en prendre le contrôle pour les gérer en coopératives publiques.

Étude de cas

Contexte historique. La révolution russe de 1918 voit les communistes prendre le pouvoir à l'aristocratie russe. Le marxisme se propage rapidement au sein des populations européennes.

1919-1920 : Bienno Rosso (Italie)

Entre 1919 et 1920, l'Europe est touchée par une vague de grèves et de manifestations de travailleurs qui revendiquent l'augmentation des salaires et la journée de 8 heures. Les luttes ne se limitent pas aux syndicats : des conseils d'ouvriers armés – créés spontanément sur le modèle des Soviets russes – prennent le pouvoir dans des usines. Leur objectif est l'appropriation et l'autogestion. Il s'agissait donc d'un début de révolution, mais celle-ci échoua en raison d'un manque de stratégie et méthodologie préalables [source].

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Les "Guardie rosse"

1936-1938 : Front populaire (France)

À L'issue des élections du 3 mai 1936 le Front populaire (socialistes, radicaux, communistes, ...) obtient 57% des suffrages et 63 % des sièges de la Chambre des députés (PS : le parti communiste est celui qui connaît la plus forte progression, au détriment du parti socialiste qui restait cependant le premier du Front). Les dirigeants des partis politiques et syndicats du Front populaire vont alors être débordés par leurs militants de base (affiliés et non-affiliés, dont un nombre important de femmes), qui occupèrent les usines dans le but de mettre fin à la propriété privée des moyens de production. Apeuré, le patronat va alors faire des concessions allant au-delà de ce que demandaient les partis du Front populaire : augmentation des salaire de 12%, réduction du temps de travail de 48 à 40 heures, congés payés de 2 semaines, conventions collectives ! (accords de Matignon, 8 juin 1936). Malgré ces victoires la base du mouvement ouvrier veut aller plus loin (collectivisation et autogestion) et continue l'occupation des usines. C'est alors que la direction du parti communiste prit position pour briser le mouvement révolutionnaire, qui fut ainsi neutralisé grâce à la puissance organisationnelle du parti.

NB : À l'époque les femmes n'ont pas encore de droit de vote. Celui-ci ne leur sera accordé qu'en 1944. Le vote des femmes aurait-il accru ou au contraire diminué le succès électoral du Front populaire ?

Ce que fut le front populaire (JT 1981, 1m42s)

Le commentaire (août 1936) du journal New-Yorkais World Telegraph reflète la réaction positive de la presse anglosaxone : « Que la France ait opéré une révolution comme celle qu'elle vient de traverser sans verser de sang, voilà qui met une belle plume à son bonnet phrygien. Ainsi la France prouve qu'avec les États-Unis et l'Angleterre elle est une des trois grandes démocraties du monde. Fondamentalement, ce qui est beaucoup plus important, c'est que la France a démontré que les réformes radicales pouvaient s'opérer sans verser de sang. Les nations qui sont encore capables de cette sagesse sont bien peu nombreuses mais elles doivent se féliciter » [source p. 212]. À l'opposé, les principaux journaux français ont combattu le Front populaire et considérablement participé à diviser l'opinion publique (notamment par la calomnie et l’antisémitisme dirigés contre des membres du gouvernement Blum) et à provoquer la chute du gouvernement de Front populaire deux ans après les élections de mai 1936.

1953-1959 : Révolution cubaine

Les révolutionnaires cubains étaient relativement bien organisés et avaient un objectif précis : renverser la dictature de Batista par les armes. À noter que le contexte géographique et politique était particulièrement favorable à une révolution : présence de montagnes où la guérilla pouvait vivre en clandestinité, absence d'idéologie politique marquée au sein de la guérilla au moment de la révolution (NB : ce n'est qu'après la révolution que le gouvernement révolutionnaire s'est converti au communisme).

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1997-2002 : Mouvement altermondialiste

Lorsqu'au début des années 2000 je fus actif au sein de la mouvance altermondialiste (Forum Social et ATTAC), j'ai rapidement constaté que ce mouvement potentiellement révolutionnaire était sous contrôle étroit de l'appareil d'État, via des syndicalistes et des salariés d'ONG subsidiées, qui constituaient l'essentiel des cadres du Forum Social et d'ATTAC.

J'ai également constaté que les cadres du Forum social et d'ATTAC étaient très proches de la classe politique via le PS et les écologistes. Ils organisaient des manifestations (en étroite collaboration avec les services de police) sur des thèmes qui critiquaient l'OTAN et son bras politique européen qu'est l'UE, mais sans jamais revendiquer la dissolution de ces institutions capitalistes. Il s'agissait notamment de perpétuer le mythe d'une "Europe sociale" perpétuellement "à venir" (ce qui, quinze ans plus tard est toujours le cas ...).

Une connaissance d'université qui était très actif au sein du parti socialiste belge, du syndicats socialiste FGTB, et responsable d'une section locale d'ATTAC m'a même expliqué avoir transmis à la police la liste des membres de sa section « afin que la police ne les intimides pas » (sic).

J'eu confirmation de ce contrôle systémique lorsqu'un ancien parlementaire qui fut membre de la commission d'enquête sur les Cellules Communistes Combattantes (années 1980), déclara lors d'une conférence organisée par ATTAC en 2002, que les CCC étaient infiltrées par des indicateurs de la gendarmerie, de la Sûreté de l'État, et de l'OTAN (ces infiltrants représentaient donc environ 25% des membres des CCC !).

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Black-bl... euh, non, policiers (les autres BB sont généralement plus chétifs).

Je constatai également que l'action de la police lors des manifestations "anti-capitalistes" consiste systématiquement à inciter les manifestants à la violence. Je fus ainsi témoin d'une action flagrante de provocation où un officier donne instruction à trois policiers harnachés de protections "robocop" de longer les grilles d'un parc occupé par les manifestants afin d'inciter ceux-ci à lancer des projectiles.

Ces expériences m'ont appris que le contrôle exercé par l'appareil d'État sur l'opposition non officielle est fondé notamment sur l'infiltration de toute organisation ou mouvance dissidente, de la base jusqu'au sommet, et cela par deux approches complémentaires :

  • approche passive de surveillance ;
  • approche active d'influence.

La seconde est moins connue du grand public car elle opère souvent en dehors du cadre légal, notamment lorsqu'il s'agit d'instrumentaliser des organisations ou mouvances à des fins politiques.

Au contrôle systémique efficacement exercé par l'appareil d'État s'ajoute une grande faiblesse stratégique dans le chef des révolutionnaires novices : "tirer dans toutes les directions" en ne distinguant pas les causes essentielles et leur problématiques dérivées. Il en résulte un énorme gaspillage d'énergie et de temps, conduisant généralement à l'épuisement du mouvement. En outre, lorsque les "révolutionnaires" n'ont pas de programme, stratégie et méthodologie connus de tous (ce qui est généralement le cas des anarchistes), il en résulte soit que le pouvoir en place neutralise voire instrumentalise leur action, soit qu'un autre pouvoir leur vole leur révolution.

2018 : Gilets jaunes

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Gilets jaunes en France, Belgique et Pays-Bas.

En novembre 2018 un vaste mouvement populaire s'insurge, en France puis en Belgique, en raison d'un revenu disponible réel insuffisant. Sont pointés du doigt l'injustice fiscale (les privilèges fiscaux pour les plus riches, sur le dos des moins riches) et en particulier l'effet de la fiscalité environnementale sur le coût de la vie. La classe dirigeante est également dénoncée pour ses privilèges et son incapacité à comprendre le sort de la majorité de la population.

Ce mouvement s'exprime dans la rue par des manifestations apparemment spontanées.

À l'opposé du mouvement altermondialiste né vingt ans plus tôt aux USA, et qui en France et Belgique était structuré par des syndicats de travailleurs, celui des gilets jaunes semble (i) non organisé (*) et (ii) socialement et politiquement nettement plus large. Ainsi selon plusieurs sondages une large majorité de la population serait favorable aux revendications des GJ [source].

(*) À moins qu'il ne s'agisse d'un phénomène nouveau né avec les réseaux sociaux, et par lequel s'auto-organiserait une forme d'intelligence collective ...

Étant peu voire pas structuré le mouvement des GJ est donc moins facilement récupérable, mais aussi plus fragile, notamment face aux saboteurs et leurs alliés objectifs que sont les médias d'information toujours avides de catastrophisme.

Comment sortir de ce dilemme ? L'avenir d'un mouvement qui n'existe que dans la rue est facilement prévisible : soit il s'essouffle (ce qui est généralement le cas, à l'instar des éphémères indignés de 2011, ou encore des bonnets rouges de 2013), soit il devient révolution (cas nettement moins fréquent). Mais dans les deux cas la problématique essentielle est identique : ne pas être détourné, récupéré ou neutralisé. Or les gouvernements français et belge ainsi que les médias "d'information" ont rapidement désigné de prétendus "représentants" des gilets jaunes (ou "portes-paroles" ou "délégués", peu importe le nom), ce qui ouvre la voie à toutes sortes de possibles manipulations et à la prise de contrôle du mouvement par l'appareil d'État.

Pour surmonter ces obstacles il importe qu'un mouvement tel que les GJ puisse se cristalliser spontanément autour d'un objectif précis. Faire du grabuge peut certes forcer le gouvernement à se plier aux revendications (par exemple supprimer une taxe impopulaire). Mais ce n'est là qu'une solution à court terme, et généralement illusoire car le gouvernement arrivera finalement à ses fins par des voies détournées. Une solution plus rationnelle est de s'attaquer à la source du problème, qui est que la démocratie représentative ne représente que la minorité des plus riches. L'objectif autour duquel le mouvement des GJ devrait se cristalliser est donc le remplacement de la démocratie "représentative" par la démocratie directe.

Pour ce faire il convient :

  1. de définir clairement ce que l'on entend exactement par "démocratie directe" c-à-d ses principes de base (cf. l'article "Définition") ;
  2. d'appliquer une stratégie, situant la problématique dans le contexte économique, politique et historique (Union européenne, dette publique, libre échange, atlantisme, ...), et visant à prendre le contrôle des principaux moyens de production (c-à-d les grandes entreprises, soit moins de 1% des entreprises), contrôle sans lequel le meilleur des systèmes démocratiques et la meilleure des Constitutions seront sans effets notables ;
  3. d'appliquer une méthodologie mûrement réfléchie pour concevoir et implémenter collectivement de façon efficace un système gouvernemental fondé sur la définition convenue (cf. l'article "Méthodologie").

Conclusion

Les faits établis dans le présent article nous permettent d'établir des principes fondamentaux des "lois de la révolution" :

  1. les dirigeants des syndicats et partis de gauche (communistes compris) sont toujours à la traîne de la base du mouvement révolutionnaire, et contribuent à le canaliser – voire à le neutraliser – préservant ainsi le système oligarchique (PS : cela peut s'expliquer par le fait que sociologiquement ces dirigeants sont généralement plus proches de la classe dirigeante que de leur base) ;

  2. la presse, généralement sous contrôle de quelques grandes fortunes ou de banques, contribue à conditionner et diviser l'opinion publique et ainsi à empêcher un soutien populaire massif en faveur de la révolution ;

  3. plus la révolution est préparée aux niveaux méthodologique et stratégique, plus elle est en mesure de prendre efficacement et pacifiquement le pouvoir à la classe dominante ;

  4. les voies politique et révolutionnaire peuvent être complémentaires et ainsi se renforcer mutuellement ;

  5. plus le mouvement révolutionnaire se produit simultanément dans un grand nombre de pays, plus il est efficace (effet de masse, alliances stratégiques, ...).

Fondements juridiques de la révolution. Suite au succès du Front populaire Maurice Guérin, cadre régional de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), déclarait en 1936 : « Nous sommes au carrefour historique où finit un monde et où commence un autre monde. Un nouveau monde appelle nécessairement un nouveau droit. Ce nouveau droit social doit comporter des modifications à l'exercice du droit de propriété comme à l'exercice de l'autorité » [source, p. 114].

Quelques années plus tard, Adolphe Hitler, qui avait pris le pouvoir avec le soutient tacite des classes dirigeantes occidentales [source], comme lui anti-communistes, déclencha la seconde guerre mondiale ...

Les modifications à l'exercice du droit de propriété dans un système de démocratie directe devraient selon nous reposer sur le contrôle des principaux moyens de production via des entreprises publiques gérées sous statut de coopératives publiques.

[1] Rappelons à cet égard qu'en comparaison avec l'ensemble des pays européens l'économie belge fut particulièrement florissante lorsque l'activité du gouvernement fut limitée aux affaires courantes de juin 2010 à décembre 2011 (soit un an et demi) !