Théorie du groupware

Un article du dossier Cyberdemocratie
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Màj : 30 sep. 2019 – # pages A4 : 7

Introduction

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Avertissement. Cet article a été créé récemment et n'est encore qu'une ébauche, très incomplète. Il fait cependant l'objet de régulières mises à jour, le développant au niveaux du fond comme de la forme.

Référentiel. Le présent article est fondé sur notre pratique du groupware Tiki, via son installation sur webdd.org. Le présent article ne peut cependant être considéré comme une description de Tiki, qui n'est ici qu'un référentiel. Notre choix s'est porté sur Tiki après avoir testé ses plus proches concurrents : Drupal et Joomla.

La raison de notre choix en faveur de Tiki est que celui-ci est un groupware "clé en main" c-à-d prêt à l'utilisation. Drupal et Joomla sont plutôt des environnements d'intégration et de développement : l'administrateur peut choisir pour chaque application une marque de son choix parmi une liste de "plugins". Le problème avec ces plugins est qu'ils sont seulement supposés être compatibles avec l'API mise à la disposition des développeurs externes par Drupal et Joomla. Il en résulte des performances inférieures à Tiki en matière d'intégration (parfois ça ne fonctionne pas du tout), de sécurité, ou encore de convivialité (les interfaces des plugins sont différentes au niveau de la forme et de leur logique).

Définition

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Un groupware est un système de travail collaboratif en réseau, composé d'une série d'applications intégrées, que nous appelons "modules" :

  • Forum
  • Votation
  • Authentification
  • Infolettre
  • Calendrier
  • Gestion des droits d'accès
  • ...

Structure

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On peut décrire théoriquement un groupware comme la superposition d'au moins trois couches :

  1. la couche supérieure, dite "applicative", composée des diverses applications à la disposition de l'ensemble des utilisateurs ;

  2. la couche intermédiaire, dite "administrative", composées d'applications disponibles aux seuls utilisateurs disposant de droits d'administration ;

  3. la couche inférieure, dite "moteur", composées d'applications assurant automatiquement le fonctionnement des deux autres couches : notamment leur intégration, la communication avec le réseau Internet, ou encore la sécurité.

Modèle économique

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Divers modèles économiques sont possibles, qui sont déterminés notamment par des considération financières et de faisabilité technologique, concernant principalement la couche moteur.

La problématique est déterminée par deux champs technologiques :

  1. Client-serveur vs pair à pair ;
  2. Groupware vs Saas ;

Client-serveur vs pair à pair

Voir : "Réseau client-serveur vs pair à pair"

Groupware vs Saas

Le modèle dit du "logiciel en tant que service" ("software as a service" : SaaS) – où les logiciels sont installés sur des serveurs distants plutôt que sur la machine de l'utilisateur, et utilisés via Internet – est de type client-serveur plutôt que pair à pair (d'un point de vue technique mais également juridique).

Ce modèle est souple car :

  • le type de machine et de système d'exploitation de l'utilisateur (le "client" en termes technique aussi bien que commercial) est neutre : n'importe quel client peut s'abonner à tel ou tel service en ligne ;
  • les utilisateurs ont l'opportunité de changer de fournisseur "comme de chemise", et ainsi se composer un groupware "à la carte".

Les groupwares ne vont pas pour autant disparaître car (i) leur avantage est que leurs applications sont intégrées (notamment, l'output d'une application est directement utilisable par les autres applications) ; et (ii) une organisation peut très bien proposer un "groupware en tant que service" (GaaS).

Mise à jour technologique

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Problématique

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La mise à jour technologique (màjt) est un processus régulier permettant d'améliorer constamment la qualité des applications : fonctionnalités, rapidité, sécurité, convivialité, ...

La majt est plus complexe pour un groupware dont les applications proviennent de fabricants différents. Les API (couches applicative et administrative) qui permettaient leur intégration peuvent ne plus fonctionner si par exemple un nouveau protocole (couche moteur) de communication est utilisé.

On peut distinguer trois types de màjt :

  • extensive : ajouter de nouvelles fonctionnalités ;
  • corrective : corriger des bugs, améliorer des performances (vitesse d'affichage, ...) et de la convivialité (interface plus intuitif, ...)) ;
  • systémique : nouvelle infrastructure logicielle (protocoles de bases, environnement de développement, langage de programmation, ...).

Les màj correctives peuvent nécessiter un effort d'adaptation des utilisateurs, voire une formation pour les utilisateurs internes. Quant aux màj systémiques elles sont les plus problématiques car il peut en résulter que certaines fonctionnalités deviennent inopérantes dans les installations (*) réalisées avant la màj, par exemple parce que les configurations fonctionnelles déterminées par l'administrateur d'une installation ne sont plus adaptées à la nouvelle infrastructure.

(*) Le présent site est une installation de WordPress ; webdd.org est une installation de Tiki ; ...

En raison de ces effets secondaires les administrateurs d'une installation d'un système (à ne pas confondre avec les développeurs du système), peuvent retarder la màj de l'installation, ce qui peut avoir pour effet d'y laisser ouvertes des failles se sécurité.

La vitesse du progrès technologique accentue la prégnance de la problématique des màjt systémiques. La présente théorie vise à simplifier cette problématique en déterminant un maximum de principes fonctionnels standards du groupware, pouvant ainsi servir de cahier des charges standardisé pour les concepteurs et développeurs des couches inférieures du modèle OSI. Ce faisant l'on maximise l'interchangeabilité, et partant, la mise en concurrences des technologies de base.

Rôle de l'État. On incitera d'autant plus les entreprises concernées à se soumettre au jeu de la concurrence, qu'il y aura sur le marché des entreprises publiques statutairement contraintes de développer des technologies adaptées à ce cahier des charge (ce qui accroît leur attrait au yeux des utilisateurs).

Application

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La mise à jour technologique de Tiki est organisée au moyen de Git, qui est un logiciel de gestion de versions (VCS en anglais, pour "version control system") décentralisé. C'est un logiciel libre créé par Linus Torvalds, auteur du noyau Linux, et distribué selon les termes de la licence publique générale GNU version 2.

Analyse du graphique ci-dessous :

  • Pour passer du VCS svn (modèle client-serveur c-à-d centralisé) à Git (modèle pair à pair c-à-d décentralisé), Tiki maintient les deux systèmes en parallèle, jusqu'à ce qu'une majorité de développeurs réguliers (*) soit passée à Git ;

    (*) NB : il s'agit de développeurs bénévoles du logiciel libre Tiki (mais qui génèrent des revenus personnels comme consultants en systèmes Tiki).

  • Le fonctionnement du système de mise à jour technologique varie selon le type de développeur. Il existe deux types de développeurs :
    • développeurs du système Tiki (en bas à droite) ;
    • développeurs d'installations de Tiki (en haut à gauche), appelés "forks", comme par exemple webdd.org.

    Pour être effectivement intégrée dans le système Tiki, toute réalisation d'un développeur doit être approuvée par une majorité des développeurs réguliers.

Tiki Git workflow

tiki-git-workflow.png

Source

Modules

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La présente section détermine des fonctionnalités importantes que devraient assumer les différents modules du groupware.

Forum

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  1. Structure des réponse en arbre, avec possibilité pour l'admin de déterminer un niveau maximum de l'arbre (exemple niveau 2 : sujet > réponse > réponse à réponse.

Authentification

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  1. Sur base du registre national (authentification officielle), seul moyen efficace de neutraliser les identités multiples.
  2. Par toile de confiance.
  3. Intégration authentifications officielle et par toile de confiance (par exemple pour authentifier la compétence des membre d'un groupe de chercheurs, ou encore l'appartenance à une organisation décentralisée) ;

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