Projet démocratiedirecte
democratiedirecte.net

1. Introduction Recommander Imprimer 6 pages màj : 30 nov. 2016

Démocratie directe

oLe projet transnational démocratiedirecte a pour objectif de concevoir et réaliser collectivement un système gouvernemental de démocratie directe, applicable aux niveaux communal, national et international.

oCe système gouvernemental est fondé sur deux principes de base. D'une part la primauté du référendum - décisif et d'initiative populaire - sur le principe représentatif de délégation. D'autre part la délégation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire (i) à des délégués non reconductibles élus par tirage au sort dans un pool de candidats répondant à des critères de compétence, et (ii) à des systèmes publics d'intelligence artificielle [cf. chapitre 2. Objectif].

oLa méthodologie proposée pour concevoir et réaliser efficacement ce système de gouvernance est fondée sur le phénomène d'intelligence collective, et met en place les conditions nécessaires (i) à la collaboration auto-gérée de plusieurs centaines de groupes R&D et (ii) à l'intégration spontanée de leur travail en conformité avec l'objectif du projet [cf. chapitre 3. Méthodologie].

oCe projet de grande ampleur s'adresse aussi bien à des individus qu'à des organisations. Pour y participer la première étape consiste à prendre le temps de lire attentivement les chapitres 1 à 4, puis à suivre les instructions de la section II du chapitre 4. Stratégie pour vous inscrire dans un des 750 groupes R&D ... ou le créer si le groupe de votre choix n'existe pas encore.

PLAN DE
L'INTRO

  1. Proactivité
  2. La fin du leadership ?
  3. Vote électronique ?
  1. Présentation des chapitres
  2. Comment aborder ce site ?
  3. Ma démarche

Proactivité Haut

Emancipation
Démocratie directe
un sujet tabou

Alors que les technologies de réseau et de chiffrement quantique pourraient aujourd'hui rendre possible la démocratie directe à tous les niveaux de l'État - et de façon relativement sécurisée - celle-ci est pourtant de moins en moins évoquée, aussi bien dans les médias que dans le milieu associatif ou universitaire. Et quand elle l'est c'est de façon globalement dénigrante.

Il n'y a pas là de contradiction, bien au contraire : plus la démocratie directe devient réalisable, plus l'appareil d'État oligarchique tente de convaincre du contraire les populations. Et s'il n'y arrive pas il tente alors de récupérer le mouvement populaire afin de le neutraliser (cf. le concept très "marketing" de démocratie "participative").

Le G1000. La Belgique a connu en 2011 une - très efficace - campagne de neutralisation au niveau national, menée par l'organisation g1000.org, laquelle est discrètement sponsorisée par des organisations patronales belges. Le G1000 n'est en réalité qu'une façade médiatique conçue par l'agence de pub Saatchi & Saatchi. Ce "mouvement citoyen" (sic) s'est également entouré "d'observateurs étrangers", essentiellement composés de professeurs d'universités de pays atlantistes et de représentants de la Commission européenne. On comprend dès lors pourquoi lors de la cérémonie très médiatisée du G1000, le président de la Chambre a déclaré sans craintes « Vous avez fait votre boulot. Nous ferons maintenant le nôtre ». Quant à nous nous avons vérifié les procédures de votation appliquées par le G1000, et constaté qu'elles relèvent de l'escroquerie ou/et de l'incompétence [en savoir plus].

Mouvement
populaire

Ces faits confirment que, par essence, une véritable démocratie ne peut venir que de la base. La DD ne se fera pas en la quémandant par de veines manifestations ou pétitions, ni en se limitant à discuter sur des forums. Il faut aller bien plus loin : il s'agit de concevoir et implémenter nous-mêmes les procédures et l'infrastructure d'un système opérationnel de DD. D'autre part le projet démocratiedirecte repose sur le principe qu'en matière de DD l'usage stimule le besoin, c'est là précisément la fonction éducative et auto-formatrice de la DD. Il ne faut donc pas attendre qu'une volonté majoritaire s'exprime en faveur de la DD pour commencer à développer ses outils.

Les initiatives en matière de démocratie réelle se multiplient, mais sont malheureusement incapables de dépasser le stade de dénonciation de la pseudo-démocratie, et de revendications naïvement adressées à la classe politique. Nombreux sont les citoyens à ne pas se rendre compte de l'incohérence de telles revendications. Ceux qui ont pris le pouvoir ne le cèdent évidemment que s'ils y sont forcés, et cela d'autant plus s'ils en retiraient de nombreux avantages.

Intelligence
collective

Il s'agit donc de renverser le rapport de forces entre classe dirigeante et majorité de la population. Cette prise du pouvoir doit se construire sur des bases solides, à commencer par un fondement théorique et méthodologique. Il est en effet très difficile voire impossible de concrétiser un projet

  1. si son objectif n'est pas clairement défini : qu'entend-on exactement par DD ? (cf. chapitre 2) ;
  2. s'il n'existe pas de méthodologie (cf. chapitre 3) et de stratégie (cf. chapitre 4) pour le réaliser efficacement.

La présent projet démocratiedirecte répond à ces besoins, et permet en outre aux multiples initiatives locales et nationales d'intégrer dans une structure cohérente un véritable travail de conception & implémentation de la DD. Pour y participer la première étape consiste à prendre le temps de lire attentivement les chapitres 1 à 4, puis à suivre les instructions de la section II du chapitre 4 pour vous inscrire dans un des 750 groupes R&D ... ou le créer si le groupe de votre choix n'existe pas encore.

La fin du leadership ? Haut

Élitisme
ouvert

L'intelligence collective repose sur le principe d'élitisme ouvert. La DD sera probablement réalisée par un minorité de la population - les "forces vives" de la population - mais cette DD doit être utilisable par toute la population, et sans privilèges.

On évitera jamais une certaine forme d'élitisme ou de méritocratie. Et de toute façon cela n'est pas souhaitable car il est bien que la collectivité puisse bénéficier du travail des plus doués et compétents. Cependant cette réalité doit être considérablement relativisée, au vu des faits suivants :

La démocratie n'est pas bonne en soi, tout comme la dictature n'est pas mauvaise en soi (cf. le "despotisme éclairé"). Cependant la première - pour autant qu'elle ne soit pas simulée - est plus durablement stable, et mieux adaptée au progrès social et scientifique. L'évolution vers une véritable démocratie exigera cependant de vaincre les résistances psychiques induites par notre conditionnement - généralement inconscient - aux comportements de soumission/domination.

Ce n'est donc pas la fin du leadership, mais plutôt son extension/partage par : (i) rotation des mandats, et (ii) subordination au référendum décisif et d'initiative populaire.

On notera que ces principes pourraient être appliqués également au niveau des entreprises, pourvu que l'État instaure le statut de coopérative publique.

Vote électronique ? Haut

Yin et Yang

Une particularité importante du projet démocratiedirecte est de programmer une double implémentation du système de gouvernance défini au chapitre 2 : l'une sans vote "électronique" (implémentation "blanche"), et l'autre utilisant toutes technologies disponibles (implémentation "noire"). Ce choix stratégique d'un système à double implémentation est fondé sur la nécessité de prendre en compte le risque ainsi que l'illusion technologique, tout en ne fermant pas la porte aux potentialités technologiques (notamment la cryptographie quantique pour le repérage de toute tentative de modification des données et du code, et les imprimantes 3D pour la fabrication ouverte de matériel de votation dédié).

D'autre part l'option de l'implémentation blanche se justifie d'autant plus que la faisabilité de la DD sans recours aux technologies complexes est généralement très sous-estimée, voire carrément dénigrée, en raison d'une propagande systémique visant à convaincre les populations que la DD serait impossible à appliquer pour de grandes populations (PS : cette même propagande négative dénigre évidemment en bloc l'application des nouvelles technologies de réseau à la démocratie directe).

Implémentation sans vote électronique. Par exemple on pourrait installer dans chaque bureau de poste des isoloirs permanents de vote - par conséquent accessible chaque jour ouvrable de l'année - ce qui permettrait de procéder à des référendums beaucoup plus fréquemment, voire de façon permanente.

Les deux implémentations seront-elles utilisées en parallèle, ou bien seulement une seule sera-t-elle choisie ? Nous ne répondons pas à ces questions car ce sera à la population de le décider lorsque les deux implémentations auront été testées.

Pour approfondir la problématique du risque technologique en matière de votation lire notre article d'analyse "Fiabilité des systèmes de votation".

Présentation des chapitres Haut

Vous êtes sur la page du chapitre 1 (Introduction).

Le chapitre 2 (Objectif) définit les principales fonctions et propriétés d'un système gouvernemental de démocratie directe.

Le chapitre 3 (Méthodologie) présente une méthodologie pour concevoir et implémenter efficacement le système de démocratie directe dont les caractéristiques de base ont été définies au chapitre 2.

Le chapitre 4 (Stratégie) définit une stratégie visant à adapter la réalisation du projet au contexte politique et économique.

Le chapitre 5 (Critique) présente les principaux arguments en défaveur de la démocratie, ainsi qu'une contre-argumentation.

Enfin le chapitre 6 (Analyses) développe des analyses sur des thèmes liés à la DD : fiabilité des systemes de votation, élection par tirage au sort, finances publiques, entreprises publiques, sociétés coopératives, institutions internationales, Confédération des États nations, ...

Comment aborder ce site ? Haut

Ce site ouaib - destiné à un public motivé - n'est pas un blog : il est constitué d'articles structurés en chapitres (à lire dans l'ordre), et constamment améliorés au niveau du fond comme de la forme. Certains articles dépassent la dizaine de pages, ou ne sont pas d'un accès facile, et demandent au moins deux lectures. Mais ne vous découragez jamais : ce n'est qu'une question de temps et de méthode. L'ensemble de la publication représente 113 pages A4 (NB : le nombre de pages de chaque chapitre/article est mentionné en haut à droite du document).

Comment assimiler efficacement l'ensemble de la matière ?

  1. Aperçu de la structure globale. La première étape consiste à prendre connaissance de la structure globale de cette publication, en ouvrant dans l'ordre chaque page du menu de gauche (les chapitres) et en lisant simplement le plan présenté en tête de chaque chapitre (pour le chapitre "6. Analyse" cliquez encore sur le titre de chaque analyse pour y accéder).
  2. Première lecture. Lors de la première lecture d'un article (chapitre ou analyse) simplifiez-vous le travail en ne consultant pas les liens ("Source", "Exemple", "Approfondir"), sinon vous risquez d'être submergé par la quantité de matière, et d'ainsi "perdre le fil" (PS : il est possible d'imprimer chaque article séparément en cliquant sur le lien en haut à droite de la page).
  3. Remémorisation des points principaux. Au terme de la lecture de chaque article faites-en un résumé des points essentiels, même si vous ne les comprenez pas encore tous parfaitement.
  4. Implication et mise en pratique. Une fois achevée l'étude de democratiedirecte.net (ce qui pour certains pourra prendre plusieurs semaines, selon votre emploi du temps) vous serez prêt à participer efficacement à l'implémentation de la DD (étant entendu qu'il s'agit nécessairement d'un projet à long terme vu l'ampleur de ses implications politiques, sociales et économiques). Pour ce faire inscrivez-vous dans un groupe de R&D du projet democratiedirecte, ou créez-le si cela n'a pas encore été fait par d'autres : voir section II du chapitre 4 pour la procédure de création d'un groupe R&D. Ainsi vous participerez efficacement à la réalisation collective d'un objectif concret et ambitieux.

Inscrivez cette proactivité dans le long terme par un travail régulier (ne serait-ce qu'une quinzaine de minutes par jour). Voilà, bon travail, prenez du plaisir, et impliquez-vous avec d'autres en élargissant votre réseau relationnel via les groupes R&D !

Ma démarche Haut

La démarche qui fonde la présente publication est clairement illustrée par mon site portail francois-jortay.net (également accessible en cliquant sur le lien "Initiateur" en bas du menu de gauche). Vous y constaterez que mes activités sont de deux types : d'un côté l'art, de l'autre la recherche et développement (R&D).

R&D

Je pratique enfin la recherche comme j'ai toujours voulu le faire. Mon premier employeur fut le département d'économie appliquée de l'Université libre de Bruxelles. Après des études peu motivantes en raison de la nature idéologique du cursus d'économie, je découvris les ravages causés par la dépendance des départements de recherche vis-à-vis de leur clients commanditaires "d'études scientifiques" (syndicats, ministères, lobbies industriels, ...) [lire aussi].

Il ne faut cependant pas rejeter en bloc la production académique. La présente publication démontre plutôt qu'une approche complémentaire est indispensable. Il ne fait aucun doute que l'allocation universelle telle que nous la définissons participera au développement de cette approche hors-marché du travail scientifique, ainsi qu'à la pratique de la démocratie directe, par la substitution de "travail politique" à du "travail économique".

Art

La démarche proactive du présente projet repose sur un travail du recherche prospective et de développement innovateur. L'intuition y joue donc un rôle déterminant, à l'instar de mes créations artistiques. J'attache une grande importance à l'esthétique dans la forme de mes publications web. Esthétisme étant ici compris au sens de structuration de la matière, facilitant sa localisation et compréhension. Si le "look" de mes publications peut faire penser à du "net 1.0", il ne faut pas s'y tromper. Ainsi l'aspect "professionnel" des sites construits et gérés au moyen de systèmes à canevas (WordPress, Drupal, ...) est plutôt l'expression d'une régression, dans la mesure où ceux-ci (i) enferment dans des canevas, et (ii) sont conçus d'abord pour intégrer des publicités. La voie que j'ai choisie est celle de l'indépendance, en appliquant directement les technologies de base : HTML, CSS, Javascript, PHP et SQL.

Extrait de "L'art poétique" (Nicolas Boileau, 1674) :

« Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.

Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. » (...)

D'autre part ma démarche est proche du compagnonnage en ce que la recherche de la perfection prime sur la quête du profit. Pour vous en rendre compte comparez mes sites web avec n'importe quel site d'entreprise, administration ou université, au niveau de la validation HTML et de la validation CSS. Pour autant que votre navigateur soit de la plus récente version (ce qui est absolument indispensable pour maximiser votre sécurité sur Internet) vous constaterez qu'en matière de qualité de fabrication quasiment aucun n'atteint le niveau "zéro erreur" de mes sites web. Ça c'est pour la forme. Pour ce qui concerne la qualité de mes publications au niveau du fond la comparaison demande plus d'implication de la part du lecteur, mais qu'il sache que j'y attache la même rigueur qu'à la forme. Ceci dit mes publications web comportent certainement des erreurs au niveau du fond, mais leur nombre diminue constamment car - contrairement aux publications académiques - il s'agit d'un "travail en court permanent". Enfin il m'arrive aussi de changer d'approche voire même d'avis, lorsque l'analyse des faits m'y conduit.