Introduction

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màj : 12 nov. 2017
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La présente publication propose et développe une théorie pratique de la démocratie directe, visant à concevoir et réaliser collectivement un système gouvernemental ouvert et décentralisé, applicable aux niveaux communal, national et international.

Ce système gouvernemental repose sur deux principes de base. D'une part la primauté du référendum – décisif et d'initiative populaire – sur le principe représentatif de délégation. D'autre part la délégation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire (i) à des délégués non reconductibles, choisis par tirage au sort dans un pool de candidats répondant à des critères de compétence ; (ii) à des systèmes open source d'intelligence artificielle [cf. article "Objectif"].

La méthodologie proposée pour concevoir et réaliser efficacement ce système gouvernemental de DD repose sur le phénomène d'intelligence collective [1], et met en place les conditions nécessaires (i) à la collaboration auto-gérée de plusieurs centaines de groupes R&D et (ii) à l'intégration spontanée de leur travail en conformité avec l'objectif du projet [cf. article " Méthodologie "].

Ce n'est qu'une fois développé ce système de gestion collective qu'il sera alors possible de faire fonctionner efficacement les deux piliers institutionnels d'une véritable démocratie directe, à savoir (i) au niveau local les coopératives publiques ; (ii) au niveau global une Confédération mondiale des États-nations.

Ce projet de grande ampleur s'adresse aussi bien à des individus qu'à des organisations publiques ou privées. Vous êtes donc invité(e) à vous inscrire dans un des 750 groupes de R&D en suivant les instructions de la section 3.1 de l'article "Stratégie".

Enfin une particularité importante de la méthodologie proposée est de mettre en concurrence deux implémentations du système de DD : l'une sans vote électronique (implémentation "blanche") [2], et l'autre avec vote électronique (implémentation "noire") [3]. L'intérêt d'envisager les deux types d'implémentation est de prendre en compte le risque technologique ainsi que les abus du technologisme, tout en ne fermant pas la porte aux potentialités des nouvelles technologies (notamment les chaînes de blocs pour la décentralisation, et la cryptographie quantique pour le repérage systématique de lectures/modifications non autorisées des données et du code). Pour approfondir voir "Vote via Internet".

François Jortay

[1] Nous entendons ici par "intelligence collective" l'auto-organisation d'une communauté humaine considérée comme système dissipatif. L'intérêt de l'intelligence collective réside notamment dans le phénomène d'émergence. Le développement d'une intelligence collective maîtrisant des outils d'intelligence artificielle pourrait conduire à l'avènement de la démocratie directe.

[2] Par exemple chaque quartier/village pourrait disposer d'un bureau de vote permanent, ce qui permettrait de procéder en permanence à des référendums. On notera une grande similitude de fonctionnement entre bureaux de poste et bureaux de votation : dans les deux cas il s'agit de collecter des données (lettres - votes), puis de les concentrer pour les traiter (dispatching - calcul), et enfin de les redistribuer (individuellement - publication). Force est de constater que la faisabilité de la DD sans recours aux technologies complexes est généralement très sous-estimée, en raison d'une propagande systémique visant à convaincre les populations que la DD serait impossible à appliquer pour de grandes populations.

[3] Depuis 2005 les Estoniens ont la possibilité de voter via Internet, en s'identifiant au moyen de leur carte d'identité électronique. Le taux de vote via Internet est passé de 9% en 2005 à 30% en 2015 [source].

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