Introduction

email Facebook Twitter
Màj : 16 fév. 2019
gilets-jaunes.gif

Gilets jaunes en France, Belgique et Pays-Bas.

La société humaine devient de plus en plus complexe et changeante. Le système représentatif, conçu au 18° siècle, n'est plus adapté à ce nouvel environnement. Cela concerne non seulement l'État mais aussi les organisations privées (entreprises, ONG, syndicats, ...). D'autre part les populations – de mieux en mieux formées et informées (quoi qu'en disent certains) – souhaitent une émancipation politique, que ce soit en tant que citoyen contribuable ou salarié producteur.

À partir d'une définition concrète et pragmatique de la démocratie directe la présente publication élabore une stratégie et une méthodologie pour concevoir et implémenter collectivement un système gouvernemental de démocratie directe, applicable à tous les types de pouvoir (législatif, exécutif, judiciaire) et à toutes les échelles (locale, nationale, internationale).

Principes de base. Ce système gouvernemental repose sur deux autres principes de base. D'une part la primauté du référendum – décisif et d'initiative populaire – sur le principe représentatif de délégation. D'autre part la délégation de certains pouvoirs exécutifs, législatifs ou judiciaires (i) à des délégués non reconductibles, choisis par tirage au sort dans un pool de candidats répondant à des critères de compétence ; (ii) à des systèmes (open source) d'intelligence artificielle. Approfondir : Définition.

Méthodologie. La méthodologie proposée pour concevoir et implémenter collectivement ce système gouvernemental de DD repose sur le phénomène d'intelligence collective, et met en place les conditions nécessaires (i) à la collaboration auto-gérée d'un millier de groupes R&D et (ii) à l'intégration spontanée de leur travail en conformité avec l'objectif du projet. Approfondir : Méthodologie.

Institutions. Ce n'est qu'une fois développé ce système de gestion collective qu'il sera alors possible de faire fonctionner efficacement les deux piliers institutionnels d'une véritable démocratie directe, à savoir (i) au niveau local les coopératives publiques ; (ii) au niveau global une Confédération mondiale des États-nations.

Transformation du travail. Le présent projet vise à construire une société où les citoyens consacrent moins de temps au travail économique et plus de temps au travail politique (gestion collective). Cette évolution est rendue possible par la robotisation et l'allocation universelle.

Technologies ? Une particularité importante de la méthodologie proposée est de mettre en concurrence deux implémentations du système de DD : l'une sans vote électronique ni intelligence artificielle (implémentation "blanche") [1], et l'autre avec vote par Internet et IA (implémentation "noire") [2]. L'intérêt d'envisager les deux types d'implémentation est de prendre en compte le risque technologique ainsi que les abus du technologisme, tout en ne fermant pas la porte aux potentialités du progrès scientifique. Pour approfondir votre maîtrise de l'implémentation noire voir le dossier "Cyberdémocratie".

Pays & langue. Dans la mesure où il s'agit de faire table rase et d'inventer un nouveau système politique, les personnes s'impliquant dans le projet ne doivent pas nécessairement être du même pays (au contraire la diversité des expériences est une source d'informations très utiles). Il est cependant important de travailler dans la même langue maternelle. En ce qui nous concerne il s'agit du français [approfondir : Confédération des États-nations]. Il y plus de plus de 200 millions de locuteurs francophones quotidiens dans le monde [source].

Ce projet de grande ampleur, qui selon nos estimations pourrait être réalisé en cinq à dix ans, s'adresse aussi bien à des individus qu'à des organisations publiques ou privées :


Pour celles et ceux qui préfèrent l'action politique voir tutmondigo.net.

Mises à jour. La présente publication n'est pas un blog mais un "livre digital" composé de chapitres (nous les appelons plutôt "articles"). Le nombre d'articles varie peu mais par contre leur taille et surtout qualité (fond et forme) augmentent constamment, en raison de mises à jour journalières, nourries par la lecture régulière d'articles scientifiques. Ce processus sans fin se traduit par une amélioration constante du classement des articles dans les moteurs de recherche, dont les algorithmes d'intelligence artificielle sont en mesure d'évaluer de plus en plus efficacement la qualité du contenu.

Pour vous tenir informé, abonnez-vous à notre infolettre.

[1] Par exemple chaque quartier/village pourrait disposer d'un bureau de votation permanent, ce qui permettrait de procéder en permanence à des référendums. On notera une grande similitude de fonctionnement entre bureaux de poste et bureaux de votation : dans les deux cas il s'agit de collecter des données (lettres - votes), puis de les concentrer pour les traiter (dispatching - calcul), et enfin de les redistribuer (individuellement - publication). Enfin le réseau postal est déjà utilisé pour le vote par correspondance. Pour une typologie comparée du vote postal vs Internet voir ce document page 6.

[2] Depuis 2005 les Estoniens ont la possibilité de voter via Internet, en s'identifiant au moyen de leur carte d'identité électronique. Le taux de vote via Internet est passé de 9% en 2005 à 32% en 2017 [source].